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Où s’arrête le bien, où commence le mal?

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Chers abonnés,

« Le bien auquel on aspire est-il toujours noble quand on y accède par la voie du mal? » C’est la question qui est posée en filigrane dans le roman Les Maudits.

Cette question est d’une cuisante actualité quand on regarde toutes les choses qui se passent autour de nous au nom de valeurs jugées supérieures comme la liberté, la foi, l’égalité, etc.

Il y a moins d’une semaine, je discutais dans le train avec un monsieur qui s’était mis en tête de me convaincre de tout le mal qu’il y avait dans l’homosexualité. Il m’expliquait calmement que si son pays combattait ce « mal » (je ne vais pas citer le pays), c’était pour le bien de la postérité. Pour une jeunesse moralement plus saine.

Bref, à mes yeux, il était clairement du côté du mal mais pensait faire le bien. C’est un peu manichéen et caricatural, mais c’est ainsi que je l’ai ressenti. Combien de gens en persécutent d’autres, commettent des génocides, des attentats au nom de causes dont ils sont convaincus de la justesse et de la noblesse? Est-ce que les combattre en utilisant les même armes qu’eux, au nom du bien, fait forcément de nous des hommes de bien? Si ce n’est pas le cas, comment s’y prendre quand la violence est l’ultime langage compréhensible par cette catégorie de personnes?

C’est, au bout du compte, ces questions inconfortables que le roman Les Maudits nous pousse à nous poser.

Questions difficiles, vous en conviendrez.

Les Maudits paraît officiellement aujourd’hui (la période de prévente s’est achevée hier). Vous pouvez vous le procurer à 3,38 Euros Ici: Les Maudits

Bonne lecture à tous et n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez un début de réponse.

Jechma

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Pour ou contre le Prologue ?

Chers abonnés et chers lecteurs,

Dans un billet publié il y a deux semaines, je vous demandais de m’aider à choisir une couverture pour le roman dont j’ai récemment terminé l’écriture.

Il s’intitule Les Maudits. Il s’agit d’un roman noir et fantastique qui retrace les aventures d’une jeune femme partie à la recherche de l’homme qu’elle aime, ce dernier ayant disparu dans des conditions mystérieuses.

Votre choix a été sans appel, vous avez voté à la quasi unanimité pour la couverture numéro 3. Je vous remercie pour ces votes qui m’ont permis de faire mon choix.

Je vous avais promis en échange un extrait du roman. En fait, je prévoyais de vous faire lire le Prologue et le premier chapitre. Il se trouve que deux de mes relecteurs m’ont mis le doute en jugeant que le prologue, d’une page, n’était pas nécessaire. Les trois autres l’ont trouvé utile. J’aimerais avoir votre avis dessus.

Je vous présente donc la couverture que vous avez choisie suivie du prologue, puis d’un lien pour le premier chapitre en extrait. Je vous demanderais juste une chose: me dire si après la lecture de l’extrait vous trouvez encore le prologue pertinent. Êtes-vous d’accord ou non avec l’idée de rajouter ce prologue?

Pour ou contre ce Prologue?

À tous, je dis un grand merci pour la couverture

et un grand merci d’avance pour votre opinion

sur la pertinence du Prologue!

Suivez le lien en dessous du prologue pour la suite.

VOTRE CHOIX DE COUVERTURE:

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Prologue:

Genève, SUISSE

Le 11 septembre 2005

 

On est samedi, il ne fait pas beau. L’éternelle grisaille genevoise…

Depuis la terrasse de L’hôtel du Léman où je suis assise, j’ai sur le lac une vue attristée par la couleur du ciel. Des cygnes déambulent sur les eaux en lissant leurs somptueuses robes blanches.

Je repense à toutes ces choses qui se sont déroulées en si peu de temps. J’aurais tant donné pour tout oublier.

Chez le commun des mortels la mémoire fait le tri entre les bons souvenirs et les mauvais. Elle occulte délibérément les derniers pour ne garder, en surface, que les premiers. Ma mémoire est différente. Elle est semblable à une épée suspendue au dessus de ma tête, prête à déballer le pire à tout moment. Elle est l’exception qui confirme la règle.

J’ai beau tenter de les occulter, mes pires souvenirs surgissent sans crier gare dans le théâtre de ma mémoire. Ils demeurent sur la scène de ce maudit théâtre, s’y agrippent comme des sangsues.

Tout avait commencé le soir du 11 septembre 2003. Deux années jour pour jour après les célèbres attentats de New-York. Je me souviens.

Pour conjurer mon triste sort, je pianote des mots sur mon PC.

Pardonnez-moi le supplice de certains passages indigestes, mon écriture est flageolante comme les jambes d’un bébé qui apprend à marcher. Et les faits que je relate, par moments, me donnent la nausée.

Les choses que nous voyons correspondent rarement à l’idée que nous nous en faisons. Nos interprétations sont hâtives et nos certitudes lacunaires. Pour cela, je remercie Joseph d’avoir disparu. Oui, je reconnais qu’en un sens ce drame m’a ouvert les yeux même si le prix à payer fut trop élevé.

En ce 11 septembre 2005, pour exorciser cette litanie de souffrances que j’exhale à chacun de mes souffles, j’ai décidé de prendre ma plume et de tout vous raconter.

Hillary Thomas

La suite :

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Au bout du chemin…

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Chers abonnés,

Dans mon précédent billet, j’évoquai le blues de l’éternel recommencement à travers le mythe de Sisyphe. Ce sentiment de se répéter sans fin, de refaire les mêmes gestes, de recorriger le même texte, de remettre sans cesse à jour ses idées, etc, quand on se lance dans un projet d’écriture.

Cette sorte de frustration teintée d’excitation, cette douce torture que procurent l’activité de création et la recherche de la perfection, loin d’être négatif, est le carburant qui me fait avancer. Le but étant de se retourner une fois au bout pour jeter un regard sur le chemin parcouru avec un sourire de gratitude. Gratitude par rapport cette belle expérience qui, finalement, est un prétexte pour me rendre dans les endroits les plus insolites afin d’être au plus proche de la réalité, pour faire des rencontres inattendues, pour me laisser surprendre par la vie.

Je suis heureux d’annoncer que je suis arrivé au bout de l’aventure avec les Maudits. Et cela s’est fait grâce à vous, mes abonnés, à mes divers lecteurs et correcteurs et à tant d’autres acteurs rencontrés tout le long des étapes qui ont jalonné mes recherches. Je tenais à vous en remercier du fond du cœur.

Vous pouvez lire ci-dessous la page de remerciements telle qu’elle apparaît à la dernière page du roman Les Maudits:


REMERCIEMENTS

De ces Maudits, je ne saurais tourner la dernière page sans remercier ces lecteurs, ces correcteurs, ces connaisseurs des lieux et des cultures, ces deux guérisseurs africains qui ont accepté de répondre à mes questions, toutes ces personnes avec qui j’ai échangé en Suisse, en France, au Sénégal, sur Internet, dans des bistrots, dans les campus universitaires et dans bien des lieux et des situations dont la simple évocation provoque encore en moi des émotions… Merci!

Je pense à toi Loïck L., un de mes tous premiers lecteurs, toi à Françoise B. N. , à vous Valérie C., à toi M. D., à Airelwriter qui a cru à cette histoire dès le début, à vous les fidèles abonnés de mon blog qui m’avez guidé dans le choix de la couverture. Sans vous tous, et bien d’autres qui se reconnaîtront, ce roman n’aurait jamais vu le jour. Merci!

Et, bien évidemment, je m’excuse pour les aspérités qui ont pu entraver votre lecture. Aspérités inhérentes à cette activité artisanale qu’est l’autoédition pour le novice que je suis et qui, en ce qui me concerne, s’est faite sans le moindre recours à un professionnel. Je tâcherai de combler cette lacune pour le prochain roman, vous avez ma parole. Merci!

Jechma


Je viens de mettre le roman Les Maudits en prévente sur Amazon.

Vous pouvez déjà procéder à des précommandes.

Votre exemplaire (qui pour l’instant n’est disponible qu’en numérique) vous sera livré le mardi 29 novembre sur le support de votre choix : smartphone, tablette, PC, Mac. Si vous n’avez pas de liseur Kindle, vous devrez juste télécharger l’application gratuite du lecteur qui remplace le kindle, pour cela cliquez sur le lien en dessous de l’image de couverture du livre.

Découvrez tout cela sur ce lien: Prévente LES MAUDITS

Pour l’instant le livre est sur la plateforme anglosaxonne, il sera disponible dans moins de 48 heures sur la plateforme francophone.

La version papier est prévue courant décembre. Je vous tiens au courant.

Merci encore à vous tous et à bientôt pour en savoir plus sur l’évolution de cette aventure qui est déjà belle.

Jechma

En chaque auteur vit un Sisyphe

Chers abonnés,

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Qui n’a pas entendu parler de Sisyphe ? Ce mortel astucieux de la mythologie grecque qui a trompé les dieux et fut condamné à rouler éternellement une pierre jusqu’au sommet d’une colline dont elle retombait chaque fois. Situation absurde brillamment interprétée par Camus pour expliquer pourquoi la vie, malgré l’absurdité du destin, mérite d’être vécue.

Se lancer dans l’autoédition est en plusieurs points comparable au drame de Sisyphe. L’auteur indépendant, seul (comme Sisyphe) dans sa fabrique à histoires, s’efforce de répéter (comme Sisyphe) les mêmes gestes avec le même espoir secret, toujours renouvelé (comme Sisyphe) de mettre un terme à son ouvrage.

Est-ce que j’exagère ? Un petit peu, j’avoue, mais quand même…

Après avoir achevé l’écriture de mon roman, l’avoir lu et relu, l’avoir soumis à trois reprises à l’épreuve de la correction, avoir conçu et réalisé trois couvertures, avoir eu l’avis de mes abonnés sur leur couverture préférée, avoir revu la mise en page, revu les détails qui dérangent dans l’agencement des paragraphes et des chapitres, revu la cohérence générale de l’histoire et la concordance des dates, voilà que je débusque une faute ridicule en plein milieu du texte, « comme un furoncle sur la fesse de miss univers » comme dirait un certain personnage de BD… Et me voici faisant la grimace à l’idée de recommencer la lecture des presque 300 pages de mon thriller.

Résigné (comme Sisyphe), je me suis remis à la tâche il y a deux jours… et j’ai retrouvé d’autres fautes qui se sont débrouillées pour se planquer derrière des expressions ou des bouts de phrases comme s’ils voulaient jouer à Colin Maillard avec moi. Sauf que je ne suis plus d’humeur à jouer (toutes ces fautes auraient dû le savoir depuis le temps) et qu’en dépit des points de ressemblance avec Sysiphe, je suis bien décidé à mettre un point final à ce roman. À cause de ce nouveau cycle de correction (le dernier, j’espère), je suis obligé de repousser la sortie de mon roman numérique mais n’ayez crainte, chers abonnés, l’issue heureuse de ce drame est imminente, à la différence de Sisyphe.

Je vous souhaite à tous une excellente journée (ou soirée) et vous promet de revenir très bientôt pour faire le point sur l’évolution de ce thriller.

 

Jechma

 

Illustration: Sysiphe de Franz von Stuck, 1920

 

Merci à tous pour vos votes !

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Quelques roses pour vous dire un grand merci à tous pour vos votes!

Il y a une onze jours, je vous demandais de m’aider à choisir la couverture de mon prochain roman en vous proposant de voter pour celle que vous préférez.   Je laisse encore passer quelques jours, jusqu’à dimanche, pour voir s’il y aura de nouveaux votes. Je vous remercie d’ores et déjà pour avoir pris le temps de dire votre avis.

Le nouvel extrait ainsi que la présentation officielle de la couverture du roman Les Maudits vous seront présentés dimanche 9 octobre en début de matinée.

Bonne journée à tous.

Jechma

Choisissez la couverture de mon roman

Bonjour à tous.

J’en suis à l’étape où je dois faire une couverture pour mon roman. Comme vous le savez probablement, la couverture est la première expression du roman, si je puis m’exprimer ainsi. Elle donne en un clin d’œil une idée de l’univers dans laquelle on va entrer en lisant le roman.

Les Maudits est un thriller fantastique très noir qui se déroule dans plusieurs pays. La trame est guidée par la recherche d’un homme disparu par sa bien-aimée. Cette dernière n’est même pas sûre de savoir s’il est vivant ou mort mais déterminée à résoudre le mystère de sa disparition… à n’importe quel prix. Ce qui va la mener vers des contrées mystérieuses mais surtout la transformer profondément. Je vous en ai déjà trop dit (chuut ne racontez rien de tout ça à personne avant la publication).

Avec le logiciel GIMP, j’ai créé trois couvertures et j’aimerais que vous, mes abonnés, m’aidiez à faire un choix. Vous pouvez voter pour la couverture 1 ou 2 ou 3. Vous pouvez aussi faire des suggestions. Laissez un commentaire sous ce billet pour dire vos préférences.

Je tiendrai compte de vos choix pour la couverture finale.

Pour vous remercier, je vous ferai lire dans mon prochain billet les premières pages du roman Les Maudits qui, comme vous pouvez le deviner à la vue des couvertures, est assez noir.

Bonne journée à tous et j’attends vos choix et commentaires.

 

Jechma

 

Couverture n°1:

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Couverture n°2:

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Couverture N°3:

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Le passage obligé de la relecture

 

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Dans un tout récent numéro du magazine Lire, celui d’août 2016, Laurent Gaudé, auteur à succès édité chez Actes Sud, confiait qu’il n’aimait pas le travail de correction du manuscrit et qu’il pouvait se passer 8 mois entre le moment où l’écriture de l’histoire est achevée et la fin des séances de corrections. Lire cela m’a donné le sourire.

N’étant pas un écrivain professionnel, j’ai toujours eut honte de mon aversion de la relecture et de la correction de mes écrits. Revenir sur tout ce que j’ai écrit une fois me paraît normal mais quand il s’agit de relire  six fois les 300 pages qu’on a écrites en guettant les moindres fautes, contresens, incohérences, coquilles et j’en passe, les choses se compliquent considérablement. J’ai alors le sentiment de livrer un combat perdu d’avance. Mon manuscrit est comme un espace meublé dont je connais le moindre recoin mais dont les fautes, tels des bestioles venimeuses, sont cachées un peu partout avec la ferme résolution de ne pas se laisser débusquer. Et c’est là qu’interviennent deux acteurs indispensables : le lecteur bêta et le correcteur.

Le lecteur bêta vous relit, cherche les incohérences dans l’histoire, détectes les personnages superflus, les actions inutiles, met en évidences les mauvais changements de rythmes dans l’histoire, etc. Le correcteur quant à lui s’attaque aux fautes de conjugaison, d’orthographe, au mauvais usage des mots, aux lourdeurs stylistiques, etc.

Les deux rôles peuvent être joués par la même personne mais il est plus avisé de confier la correction à un professionnel. En effet, l’activité de correction est une profession à part entière. Après avoir approché deux correcteurs aux tarifs qui, bien que raisonnables, tournaient autour de 2’000 Euros, je me suis dit que des connaissances feraient parfaitement l’affaire. Au pire, je m’achèterai un de ces logiciels de correction pour affiner la détection des fautes de français ou utiliserai un de ces correcteurs d’orthographe en ligne. J’en ai trouvé deux qui ne sont pas mal : Reverso  (http://www.reverso.net/orthographe/correcteur-francais )  et Cordial (http://www.cordial-enligne.fr/ ). L’option des correcteurs en ligne demande toutefois beaucoup de patience car il faut soumettre son texte par petits bouts.

Oui, la phase de relecture est d’un ennui mortel mais puis-je y couper ? Je publie certains de mes textes sur une plateforme qui s’appelle Wattpad, une sorte de Facebook littéraire avec plusieurs millions d’écrivains amateurs livrant des histoires par segments, un peu comme des épisodes de série (voici le lien d’un de mes textes sur wattpad pour vous donner une idée  https://www.wattpad.com/278951763-seigneurial-1). Plus d’une fois j’ai été frustré par la lecture d’un texte sur Wattpad à cause des fautes et des énormes incohérences de certaines histoires pourtant très prometteuses. Quand j’imagine que le lecteur vivant la même expérience en tenant mon bouquin dans les mains, je retourne à l’ouvrage sans rechigner et me sens prêt à me relire une dizaine de fois si nécessaire. Une écrivaine m’a parlé une fois de huit relectures en moyenne. Pour mon manuscrit, Les Maudits, je n’en suis qu’à ma troisième… Alors je vous laisse imaginer ma tête à l’idée des heures de relecture qui m’attendent.

Jechma

NB: Avec Cordial, on peut bel et bien corriger son texte en entier sans avoir à le découper. Je remercie Sophie de la société Cordial de m’avoir appris cela en commentant cet article.

Ce qui vous attend quand vous vous auto-éditez

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Avant de me mettre en tête l’idée de me lancer dans l’édition de mon roman par mes propres moyens, j’ai eu le réflexe d’aller voir ce qu’on en dit dans les médias, les sites web spécialisés ou généralistes, les forums, etc.

Je vous livre ici, très succinctement, les résultats de mes recherches d’une part et les conclusions que j’en ai tiré, de l’autre.

Mes pérégrinations m’ont conduit sur un grand nombre de forums dont la plupart datent de plus de 5 ans. Je vous propose celui-ci que je trouve assez correct.

À la question de base qui concerne l’efficacité d’internet dans la promotion du livre auto-édité, plusieurs participants ont donné des réponses allant bien au-delà de l’aspect marketing pour questionner l’efficacité de ce mode d’édition : http://www.forum-mda.com/t5163-Auto-dition-oui-mais-condition-de.htm

Après cela, je suis tombé sur la vidéo d’une émission d’Arte qui fait un tour d’horizon complet sur un monstre de l’auto-édition numérique : Amazon. Avec sa plateforme d’auto-édition Amazon Kindle Publishing, ce géant s’est positionné comme numéro un mondial de l’auto-édition numérique. À travers le cas d’Amazon, nous pouvons voir les revers de la médaille, le côté lucratif pour Amazon, quelquefois pour l’auteur, les possibilités et les limites de l’auto-édition numérique. J’ai trouvé le film particulièrement bien documenté et très intéressant. En voici le lien dont le titre, Écrivez, on s’occupe du reste, résume parfaitement le contenu : https://www.youtube.com/watch?v=V3FOdAORh5A

Pour finir, il y a une pléthore de sites web, de blogs, de revues en ligne et de magazines plus ou moins connus qui traitent de la question de l’auto-édition. Il y en a un qui a lancé une belle initiative cet été : interviewer les auteurs indépendants pour leur faire partager leur expérience. Il s’agit du magazine en ligne IDBOOX qui a lancé la série L’été des indés dont le dernier article est paru il y a quelques jours (le 25 août 2016). Suivez le lien : http://www.idboox.com/tag/lete-des-indes/

Après avoir parcouru tout cela, quelles sont mes conclusions ?

Je crains de ne pas créer la surprise si je dis que le principal enseignement que j’en tire est le suivant : l’auteur qui s’auto-édite est un véritable auto-entrepreneur. Il assure non-seulement le côté créatif de son œuvre mais aussi et surtout : la présentation, la promotion, la communication, le suivi technique, la vente, la gestion financière, et j’en passe. Inutile de dire que s’auto-éditer est un réel défi dont on se passerait bien si on était accepté par une maison d’édition conventionnelle mais…

Mais les maisons d’édition dites conventionnelles pratiquent une sélectivité telle qu’un grand nombre d’auteurs talentueux passent entre les mailles du filet. Tout simplement parce que, même s’ils le voulaient, les éditeurs ne peuvent pas proposer tous les auteurs talentueux non-seulement à cause des lignes éditoriales souvent figées mais aussi pour des raisons liées au chiffre d’affaire car l’éditeur est là pour vendre. Il préfère éditer un auteur moyen qui sera acheté par le plus grand nombre qu’un génie qui ne le sera que par un nombre restreint de connaisseurs, ce qui est logique.

D’autre part, l’auteur ne touche qu’environ 10% de ce que rapporte le livre ce qui est beaucoup plus modeste que ce qu’il toucherait en s’auto-éditant. Pourquoi ? parce que l’éditeur assure lui-même toutes les dépenses liées aux étapes citées plus haut, qu’il a des obligations, des salaires à verser, etc.

Pour un livre vendu 15 Euros en librairie, l’auteur gagne environ 1,5 Euros chez un éditeur conventionnel tandis que pour le même livre vendu 3 Euros en auto-édition numérique, il gagne en moyenne 2 Euros en moyenne et 5 fois plus si son livre est vendu en version papier. Pour finir, les droits d’auteur du livre auto-édité appartiennent intégralement à son auteur ce qui n’est généralement pas le cas dans l’édition conventionnelle.

Dans le monde francophone, on est encore sceptique par rapport à la qualité des romans auto-édités. En effet, étant donné qu’il n’y a pas un service de correction et de relecture chez l’auto-édité qui doit tout faire par ses propres moyens, il est courant que certaines fautes et coquilles ou soucis de cohérence figurent dans le livre. Ce qui est très gênant, il faut le reconnaître. Toutefois, il ne faut pas que cela occulte le fait que l’auto-édition réserve souvent d’excellentes surprises. Il n’est pas rare que les écrivains refusés par les maisons d’édition se retrouvent dans la situation ironique où ceux-là mêmes qui ont rejeté leur roman viennent les solliciter pour les éditer après leur succès en auto-édition.

Mon avis par rapport à tout cela ?

Oui s’auto-éditer est un pari risqué. C’est beaucoup de travail et de sacrifices mais on n’a qu’une vie, si on n’en profite pas pour prendre des risques et essayer des choses, quand le fera-t-on ? Lancez-vous si vous avez confiance en votre livre ; vous n’avez rien à perdre. Ne pensez à rien d’autre qu’à votre lecteur qui mérite d’avoir entre les mains un bon livre. Mettez-vous à sa place, cela va vous motiver à donner le meilleur de vous-mêmes. Et même si votre livre ne cartonne pas vous aurez quand même gagné, d’une certaine façon. Au pire, vous aurez acquis une expérience enrichissante sur bien des aspects. Expérience qui, je pense, vous servira dans votre vie future.

Merci de m’avoir lu. J’espère que ce petit article vous aura servi.

 

 

Mon travail à la bibliothèque

Je suis actuellement en train de faire de la recherche documentaire pour un thriller qui paraîtra sûrement début 2017 en auto-édition. Deux chapitres de ce thriller porteront sur la vie à Londres et à Berlin entre 1938 et 1948.

Pour ce genre de recherches, mon lieu de travail privilégié est la bibliothèque de la ville où j’habite. Non seulement pour la richesse de la documentation mais aussi pour l’ambiance. En effet, c’est un lieu calme et entouré de verdure dont on profite depuis l’intérieur par les grandes fenêtres vitrées comme vous pouvez voir sur la photo ci-dessous.  Sur ma table de travail, il y a un livre récemment découvert s’intitulant Auriez-vous crié Heil Hitler ?, un dictionnaire et deux autres monographies sur la seconde guerre mondiale.

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Je fais ce genre de recherches « à l’ancienne », c’est-à-dire dans de vrais livres avec un stylo, du papier et aucune technologie. Les sources documentaires multimédia en ligne demandent souvent une certaine connaissance des bases de données mais pour la recherche historique il y en a au moins une qui est fiable : la bibliothèque numérique Gallica de la BNF (www.gallica.bnf.fr ).

 

biblio3Je vous laisse découvrir par ces quelques photos le genre d’ambiance dans laquelle je travaille quand je ne suis pas chez moi (car chez moi c’est PC et tablette). Comme en témoigne le gobelet, les pauses café s’enchaînent.

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Ci-dessous, je feuillette un roman de Philip Kerr, grand spécialiste du thriller historique devant l’Éternel. Sa spécialité? La seconde guerre mondiale. Je n’ai lu que deux de ses romans : Hotel Adlon et Une douce flamme. Sa capacité à reconstituer l’époque est impressionnante. Dans la même trempe il y a le roman Deux dans Berlin du duo d’auteurs Birkefeld et Hachmeister.

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Je coince un peu sur ce chapitre qui concerne un fils qui rencontre son père pour la première fois à Londres peu de temps après la seconde guerre mondiale. Mais je ne me fais pas grand souci. J’entrevois vaguement quelques pistes. En attendant, je poursuis ma documentation. Sur ce, je vous demande de rester connectés. Je vous prépare une série d’articles sur le métier d’indé (comprenez auteur indépendant); cette nouvelle profession dans laquelle j’espère entrer à pas feutrés. Ce n’est pas gagné; le travail qui m’attend est colossal. Irais-je jusqu’au bout? Rien n’est moins sûr.

À tout bientôt.

Jechma

 

Pourquoi j’écris ?

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« Quelques-uns des meilleurs romans et récits sont aussi précis qu’un numéro de téléphone, mais peu de prosateurs parviennent à ce résultat tant il faut de raffinement dans la passion et la poésie. » confiait Carson McCullers en 1959 dans les lignes du magazine Esquire.

La femme de lettres américaine évoque certainement le genre d’auteur qui fait dire à un adolescent après qu’il ait terminé un livre marquant : « un jour, moi aussi je serai écrivain ».

J’ai vécu une telle expérience, j’avais dix-sept ans. Je venais de refermer Le premier cercle de Soljenitsyne. Plusieurs heures après, j’étais encore dans ce goulag, entouré de ces prisonniers au QI élevé et au sens de la survie unique, harcelé par les sbires de Staline et tous ces militaires zélés. Je venais de partager le vécu d’hommes d’une autre époque, à des milliers de kilomètres de la véranda étouffante où j’étais assis à même le sol. J’avais les mains moites d’émotion. Je me surpris à  penser au roman que je pourrais écrire pour faire vivre la même sensation à d’autres. Sans vraiment en prendre conscience, je venais de m’engager à assouvir un fantasme : devenir écrivain à mon tour.

Puis les années passèrent, puis le rêve s’éroda.

Je lisais toujours, j’écrivais parfois, mais sans prétention. Pendant deux années d’ailleurs, je n’ai exercé aucune des deux activités. Mais tout bascula le jour où je vis le film Légendes d’Automne, avec un Brad Pitt époustouflant dans le rôle de Tristan. J’ai filé m’acheter le recueil de novelas du même titre, de Jim Harrison. Un nouveau cycle de lecture et d’écriture allait commencer grâce à Big Jim, Légendes d’automne s’étant révélé un authentique chef-d’œuvre.

Je me remis à la lecture. J’avalai des bouquins par dizaines dans une boulimie survoltée. Plusieurs livres laissèrent en moi des traces de leur passage : Robin Hobb, Ampathé Bâ, Pierre Bordage, Dennis Lehane, Dany Laferrière, Aimé Césaire, James Ellroy et bien d’autres.

Je mis alors à écrire avec assiduité, y prenant goût, quelquefois au détriment de mon entourage (je remercie au passage ma douce moitié de croire en moi et d’être si patiente malgré les contraintes, ô combien lourdes, de sa profession).

Ce n’est qu’en 2014 que j’ai décidé de passer du fantasme à la réalité en envoyant mon premier roman à huit éditeurs. Un seul m’a répondu en me refilant quelques conseils. Je ne voulus pas insister. Une année plus tard, je me remettais à l’ouvrage avec les conseils d’un coach en écriture. Je dus revisiter l’ouvrage de fond en comble et l’alléger d’une bonne centaine de pages.

Étant trop occupé par mon vrai travail, celui qui me permet de payer mes factures, j’ai laissé reposer le manuscrit pendant quelques mois avant de le reprendre avec la ferme résolution, cette fois, de m’auto-éditer. Nous sommes en 2016 et j’en suis encore à peaufiner ce premier roman, un roman de genre comme ils disent, à la différence qu’il va réellement se présenter à vous cette fois, probablement début novembre 2016.

Avec les années, j’ai appris qu’écrire est une activité à la fois harassante et passionnante, ingrate et jouissive ; une course de fond sans promesse de voir la ligne d’arrivée ; qu’il faut vraiment aimer ça pour en faire une activité régulière mais, par-dessus tout, qu’un banal fantasme de jeunesse peut orienter toute une vie.

Jechma