Où s’arrête le bien, où commence le mal?

news-517380_960_720

 

Chers abonnés,

« Le bien auquel on aspire est-il toujours noble quand on y accède par la voie du mal? » C’est la question qui est posée en filigrane dans le roman Les Maudits.

Cette question est d’une cuisante actualité quand on regarde toutes les choses qui se passent autour de nous au nom de valeurs jugées supérieures comme la liberté, la foi, l’égalité, etc.

Il y a moins d’une semaine, je discutais dans le train avec un monsieur qui s’était mis en tête de me convaincre de tout le mal qu’il y avait dans l’homosexualité. Il m’expliquait calmement que si son pays combattait ce « mal » (je ne vais pas citer le pays), c’était pour le bien de la postérité. Pour une jeunesse moralement plus saine.

Bref, à mes yeux, il était clairement du côté du mal mais pensait faire le bien. C’est un peu manichéen et caricatural, mais c’est ainsi que je l’ai ressenti. Combien de gens en persécutent d’autres, commettent des génocides, des attentats au nom de causes dont ils sont convaincus de la justesse et de la noblesse? Est-ce que les combattre en utilisant les même armes qu’eux, au nom du bien, fait forcément de nous des hommes de bien? Si ce n’est pas le cas, comment s’y prendre quand la violence est l’ultime langage compréhensible par cette catégorie de personnes?

C’est, au bout du compte, ces questions inconfortables que le roman Les Maudits nous pousse à nous poser.

Questions difficiles, vous en conviendrez.

Les Maudits paraît officiellement aujourd’hui (la période de prévente s’est achevée hier). Vous pouvez vous le procurer à 3,38 Euros Ici: Les Maudits

Bonne lecture à tous et n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez un début de réponse.

Jechma

Au bout du chemin…

wanderer-455338_960_720

Chers abonnés,

Dans mon précédent billet, j’évoquai le blues de l’éternel recommencement à travers le mythe de Sisyphe. Ce sentiment de se répéter sans fin, de refaire les mêmes gestes, de recorriger le même texte, de remettre sans cesse à jour ses idées, etc, quand on se lance dans un projet d’écriture.

Cette sorte de frustration teintée d’excitation, cette douce torture que procurent l’activité de création et la recherche de la perfection, loin d’être négatif, est le carburant qui me fait avancer. Le but étant de se retourner une fois au bout pour jeter un regard sur le chemin parcouru avec un sourire de gratitude. Gratitude par rapport cette belle expérience qui, finalement, est un prétexte pour me rendre dans les endroits les plus insolites afin d’être au plus proche de la réalité, pour faire des rencontres inattendues, pour me laisser surprendre par la vie.

Je suis heureux d’annoncer que je suis arrivé au bout de l’aventure avec les Maudits. Et cela s’est fait grâce à vous, mes abonnés, à mes divers lecteurs et correcteurs et à tant d’autres acteurs rencontrés tout le long des étapes qui ont jalonné mes recherches. Je tenais à vous en remercier du fond du cœur.

Vous pouvez lire ci-dessous la page de remerciements telle qu’elle apparaît à la dernière page du roman Les Maudits:


REMERCIEMENTS

De ces Maudits, je ne saurais tourner la dernière page sans remercier ces lecteurs, ces correcteurs, ces connaisseurs des lieux et des cultures, ces deux guérisseurs africains qui ont accepté de répondre à mes questions, toutes ces personnes avec qui j’ai échangé en Suisse, en France, au Sénégal, sur Internet, dans des bistrots, dans les campus universitaires et dans bien des lieux et des situations dont la simple évocation provoque encore en moi des émotions… Merci!

Je pense à toi Loïck L., un de mes tous premiers lecteurs, toi à Françoise B. N. , à vous Valérie C., à toi M. D., à Airelwriter qui a cru à cette histoire dès le début, à vous les fidèles abonnés de mon blog qui m’avez guidé dans le choix de la couverture. Sans vous tous, et bien d’autres qui se reconnaîtront, ce roman n’aurait jamais vu le jour. Merci!

Et, bien évidemment, je m’excuse pour les aspérités qui ont pu entraver votre lecture. Aspérités inhérentes à cette activité artisanale qu’est l’autoédition pour le novice que je suis et qui, en ce qui me concerne, s’est faite sans le moindre recours à un professionnel. Je tâcherai de combler cette lacune pour le prochain roman, vous avez ma parole. Merci!

Jechma


Je viens de mettre le roman Les Maudits en prévente sur Amazon.

Vous pouvez déjà procéder à des précommandes.

Votre exemplaire (qui pour l’instant n’est disponible qu’en numérique) vous sera livré le mardi 29 novembre sur le support de votre choix : smartphone, tablette, PC, Mac. Si vous n’avez pas de liseur Kindle, vous devrez juste télécharger l’application gratuite du lecteur qui remplace le kindle, pour cela cliquez sur le lien en dessous de l’image de couverture du livre.

Découvrez tout cela sur ce lien: Prévente LES MAUDITS

Pour l’instant le livre est sur la plateforme anglosaxonne, il sera disponible dans moins de 48 heures sur la plateforme francophone.

La version papier est prévue courant décembre. Je vous tiens au courant.

Merci encore à vous tous et à bientôt pour en savoir plus sur l’évolution de cette aventure qui est déjà belle.

Jechma

En chaque auteur vit un Sisyphe

Chers abonnés,

sisyphus_by_von_stuck

Qui n’a pas entendu parler de Sisyphe ? Ce mortel astucieux de la mythologie grecque qui a trompé les dieux et fut condamné à rouler éternellement une pierre jusqu’au sommet d’une colline dont elle retombait chaque fois. Situation absurde brillamment interprétée par Camus pour expliquer pourquoi la vie, malgré l’absurdité du destin, mérite d’être vécue.

Se lancer dans l’autoédition est en plusieurs points comparable au drame de Sisyphe. L’auteur indépendant, seul (comme Sisyphe) dans sa fabrique à histoires, s’efforce de répéter (comme Sisyphe) les mêmes gestes avec le même espoir secret, toujours renouvelé (comme Sisyphe) de mettre un terme à son ouvrage.

Est-ce que j’exagère ? Un petit peu, j’avoue, mais quand même…

Après avoir achevé l’écriture de mon roman, l’avoir lu et relu, l’avoir soumis à trois reprises à l’épreuve de la correction, avoir conçu et réalisé trois couvertures, avoir eu l’avis de mes abonnés sur leur couverture préférée, avoir revu la mise en page, revu les détails qui dérangent dans l’agencement des paragraphes et des chapitres, revu la cohérence générale de l’histoire et la concordance des dates, voilà que je débusque une faute ridicule en plein milieu du texte, « comme un furoncle sur la fesse de miss univers » comme dirait un certain personnage de BD… Et me voici faisant la grimace à l’idée de recommencer la lecture des presque 300 pages de mon thriller.

Résigné (comme Sisyphe), je me suis remis à la tâche il y a deux jours… et j’ai retrouvé d’autres fautes qui se sont débrouillées pour se planquer derrière des expressions ou des bouts de phrases comme s’ils voulaient jouer à Colin Maillard avec moi. Sauf que je ne suis plus d’humeur à jouer (toutes ces fautes auraient dû le savoir depuis le temps) et qu’en dépit des points de ressemblance avec Sysiphe, je suis bien décidé à mettre un point final à ce roman. À cause de ce nouveau cycle de correction (le dernier, j’espère), je suis obligé de repousser la sortie de mon roman numérique mais n’ayez crainte, chers abonnés, l’issue heureuse de ce drame est imminente, à la différence de Sisyphe.

Je vous souhaite à tous une excellente journée (ou soirée) et vous promet de revenir très bientôt pour faire le point sur l’évolution de ce thriller.

 

Jechma

 

Illustration: Sysiphe de Franz von Stuck, 1920

 

Pour ou contre le Prologue ?

Chers abonnés et chers lecteurs,

Dans un billet publié il y a deux semaines, je vous demandais de m’aider à choisir une couverture pour le roman dont j’ai récemment terminé l’écriture.

Il s’intitule Les Maudits. Il s’agit d’un roman noir et fantastique qui retrace les aventures d’une jeune femme partie à la recherche de l’homme qu’elle aime, ce dernier ayant disparu dans des conditions mystérieuses.

Votre choix a été sans appel, vous avez voté à la quasi unanimité pour la couverture numéro 3. Je vous remercie pour ces votes qui m’ont permis de faire mon choix.

Je vous avais promis en échange un extrait du roman. En fait, je prévoyais de vous faire lire le Prologue et le premier chapitre. Il se trouve que deux de mes relecteurs m’ont mis le doute en jugeant que le prologue, d’une page, n’était pas nécessaire. Les trois autres l’ont trouvé utile. J’aimerais avoir votre avis dessus.

Je vous présente donc la couverture que vous avez choisie suivie du prologue, puis d’un lien pour le premier chapitre en extrait. Je vous demanderais juste une chose: me dire si après la lecture de l’extrait vous trouvez encore le prologue pertinent. Êtes-vous d’accord ou non avec l’idée de rajouter ce prologue?

Pour ou contre ce Prologue?

À tous, je dis un grand merci pour la couverture

et un grand merci d’avance pour votre opinion

sur la pertinence du Prologue!

Suivez le lien en dessous du prologue pour la suite.

VOTRE CHOIX DE COUVERTURE:

lesmaudits10

Prologue:

Genève, SUISSE

Le 11 septembre 2005

 

On est samedi, il ne fait pas beau. L’éternelle grisaille genevoise…

Depuis la terrasse de L’hôtel du Léman où je suis assise, j’ai sur le lac une vue attristée par la couleur du ciel. Des cygnes déambulent sur les eaux en lissant leurs somptueuses robes blanches.

Je repense à toutes ces choses qui se sont déroulées en si peu de temps. J’aurais tant donné pour tout oublier.

Chez le commun des mortels la mémoire fait le tri entre les bons souvenirs et les mauvais. Elle occulte délibérément les derniers pour ne garder, en surface, que les premiers. Ma mémoire est différente. Elle est semblable à une épée suspendue au dessus de ma tête, prête à déballer le pire à tout moment. Elle est l’exception qui confirme la règle.

J’ai beau tenter de les occulter, mes pires souvenirs surgissent sans crier gare dans le théâtre de ma mémoire. Ils demeurent sur la scène de ce maudit théâtre, s’y agrippent comme des sangsues.

Tout avait commencé le soir du 11 septembre 2003. Deux années jour pour jour après les célèbres attentats de New-York. Je me souviens.

Pour conjurer mon triste sort, je pianote des mots sur mon PC.

Pardonnez-moi le supplice de certains passages indigestes, mon écriture est flageolante comme les jambes d’un bébé qui apprend à marcher. Et les faits que je relate, par moments, me donnent la nausée.

Les choses que nous voyons correspondent rarement à l’idée que nous nous en faisons. Nos interprétations sont hâtives et nos certitudes lacunaires. Pour cela, je remercie Joseph d’avoir disparu. Oui, je reconnais qu’en un sens ce drame m’a ouvert les yeux même si le prix à payer fut trop élevé.

En ce 11 septembre 2005, pour exorciser cette litanie de souffrances que j’exhale à chacun de mes souffles, j’ai décidé de prendre ma plume et de tout vous raconter.

Hillary Thomas

La suite :

les-maudits-chapitre-1

Mon travail à la bibliothèque

Je suis actuellement en train de faire de la recherche documentaire pour un thriller qui paraîtra sûrement début 2017 en auto-édition. Deux chapitres de ce thriller porteront sur la vie à Londres et à Berlin entre 1938 et 1948.

Pour ce genre de recherches, mon lieu de travail privilégié est la bibliothèque de la ville où j’habite. Non seulement pour la richesse de la documentation mais aussi pour l’ambiance. En effet, c’est un lieu calme et entouré de verdure dont on profite depuis l’intérieur par les grandes fenêtres vitrées comme vous pouvez voir sur la photo ci-dessous.  Sur ma table de travail, il y a un livre récemment découvert s’intitulant Auriez-vous crié Heil Hitler ?, un dictionnaire et deux autres monographies sur la seconde guerre mondiale.

biblio2

Je fais ce genre de recherches « à l’ancienne », c’est-à-dire dans de vrais livres avec un stylo, du papier et aucune technologie. Les sources documentaires multimédia en ligne demandent souvent une certaine connaissance des bases de données mais pour la recherche historique il y en a au moins une qui est fiable : la bibliothèque numérique Gallica de la BNF (www.gallica.bnf.fr ).

 

biblio3Je vous laisse découvrir par ces quelques photos le genre d’ambiance dans laquelle je travaille quand je ne suis pas chez moi (car chez moi c’est PC et tablette). Comme en témoigne le gobelet, les pauses café s’enchaînent.

biblio4

Ci-dessous, je feuillette un roman de Philip Kerr, grand spécialiste du thriller historique devant l’Éternel. Sa spécialité? La seconde guerre mondiale. Je n’ai lu que deux de ses romans : Hotel Adlon et Une douce flamme. Sa capacité à reconstituer l’époque est impressionnante. Dans la même trempe il y a le roman Deux dans Berlin du duo d’auteurs Birkefeld et Hachmeister.

biblio5

Je coince un peu sur ce chapitre qui concerne un fils qui rencontre son père pour la première fois à Londres peu de temps après la seconde guerre mondiale. Mais je ne me fais pas grand souci. J’entrevois vaguement quelques pistes. En attendant, je poursuis ma documentation. Sur ce, je vous demande de rester connectés. Je vous prépare une série d’articles sur le métier d’indé (comprenez auteur indépendant); cette nouvelle profession dans laquelle j’espère entrer à pas feutrés. Ce n’est pas gagné; le travail qui m’attend est colossal. Irais-je jusqu’au bout? Rien n’est moins sûr.

À tout bientôt.

Jechma