Ce qui vous attend quand vous vous auto-éditez

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Avant de me mettre en tête l’idée de me lancer dans l’édition de mon roman par mes propres moyens, j’ai eu le réflexe d’aller voir ce qu’on en dit dans les médias, les sites web spécialisés ou généralistes, les forums, etc.

Je vous livre ici, très succinctement, les résultats de mes recherches d’une part et les conclusions que j’en ai tiré, de l’autre.

Mes pérégrinations m’ont conduit sur un grand nombre de forums dont la plupart datent de plus de 5 ans. Je vous propose celui-ci que je trouve assez correct.

À la question de base qui concerne l’efficacité d’internet dans la promotion du livre auto-édité, plusieurs participants ont donné des réponses allant bien au-delà de l’aspect marketing pour questionner l’efficacité de ce mode d’édition : http://www.forum-mda.com/t5163-Auto-dition-oui-mais-condition-de.htm

Après cela, je suis tombé sur la vidéo d’une émission d’Arte qui fait un tour d’horizon complet sur un monstre de l’auto-édition numérique : Amazon. Avec sa plateforme d’auto-édition Amazon Kindle Publishing, ce géant s’est positionné comme numéro un mondial de l’auto-édition numérique. À travers le cas d’Amazon, nous pouvons voir les revers de la médaille, le côté lucratif pour Amazon, quelquefois pour l’auteur, les possibilités et les limites de l’auto-édition numérique. J’ai trouvé le film particulièrement bien documenté et très intéressant. En voici le lien dont le titre, Écrivez, on s’occupe du reste, résume parfaitement le contenu : https://www.youtube.com/watch?v=V3FOdAORh5A

Pour finir, il y a une pléthore de sites web, de blogs, de revues en ligne et de magazines plus ou moins connus qui traitent de la question de l’auto-édition. Il y en a un qui a lancé une belle initiative cet été : interviewer les auteurs indépendants pour leur faire partager leur expérience. Il s’agit du magazine en ligne IDBOOX qui a lancé la série L’été des indés dont le dernier article est paru il y a quelques jours (le 25 août 2016). Suivez le lien : http://www.idboox.com/tag/lete-des-indes/

Après avoir parcouru tout cela, quelles sont mes conclusions ?

Je crains de ne pas créer la surprise si je dis que le principal enseignement que j’en tire est le suivant : l’auteur qui s’auto-édite est un véritable auto-entrepreneur. Il assure non-seulement le côté créatif de son œuvre mais aussi et surtout : la présentation, la promotion, la communication, le suivi technique, la vente, la gestion financière, et j’en passe. Inutile de dire que s’auto-éditer est un réel défi dont on se passerait bien si on était accepté par une maison d’édition conventionnelle mais…

Mais les maisons d’édition dites conventionnelles pratiquent une sélectivité telle qu’un grand nombre d’auteurs talentueux passent entre les mailles du filet. Tout simplement parce que, même s’ils le voulaient, les éditeurs ne peuvent pas proposer tous les auteurs talentueux non-seulement à cause des lignes éditoriales souvent figées mais aussi pour des raisons liées au chiffre d’affaire car l’éditeur est là pour vendre. Il préfère éditer un auteur moyen qui sera acheté par le plus grand nombre qu’un génie qui ne le sera que par un nombre restreint de connaisseurs, ce qui est logique.

D’autre part, l’auteur ne touche qu’environ 10% de ce que rapporte le livre ce qui est beaucoup plus modeste que ce qu’il toucherait en s’auto-éditant. Pourquoi ? parce que l’éditeur assure lui-même toutes les dépenses liées aux étapes citées plus haut, qu’il a des obligations, des salaires à verser, etc.

Pour un livre vendu 15 Euros en librairie, l’auteur gagne environ 1,5 Euros chez un éditeur conventionnel tandis que pour le même livre vendu 3 Euros en auto-édition numérique, il gagne en moyenne 2 Euros en moyenne et 5 fois plus si son livre est vendu en version papier. Pour finir, les droits d’auteur du livre auto-édité appartiennent intégralement à son auteur ce qui n’est généralement pas le cas dans l’édition conventionnelle.

Dans le monde francophone, on est encore sceptique par rapport à la qualité des romans auto-édités. En effet, étant donné qu’il n’y a pas un service de correction et de relecture chez l’auto-édité qui doit tout faire par ses propres moyens, il est courant que certaines fautes et coquilles ou soucis de cohérence figurent dans le livre. Ce qui est très gênant, il faut le reconnaître. Toutefois, il ne faut pas que cela occulte le fait que l’auto-édition réserve souvent d’excellentes surprises. Il n’est pas rare que les écrivains refusés par les maisons d’édition se retrouvent dans la situation ironique où ceux-là mêmes qui ont rejeté leur roman viennent les solliciter pour les éditer après leur succès en auto-édition.

Mon avis par rapport à tout cela ?

Oui s’auto-éditer est un pari risqué. C’est beaucoup de travail et de sacrifices mais on n’a qu’une vie, si on n’en profite pas pour prendre des risques et essayer des choses, quand le fera-t-on ? Lancez-vous si vous avez confiance en votre livre ; vous n’avez rien à perdre. Ne pensez à rien d’autre qu’à votre lecteur qui mérite d’avoir entre les mains un bon livre. Mettez-vous à sa place, cela va vous motiver à donner le meilleur de vous-mêmes. Et même si votre livre ne cartonne pas vous aurez quand même gagné, d’une certaine façon. Au pire, vous aurez acquis une expérience enrichissante sur bien des aspects. Expérience qui, je pense, vous servira dans votre vie future.

Merci de m’avoir lu. J’espère que ce petit article vous aura servi.

 

 

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Mon travail à la bibliothèque

Je suis actuellement en train de faire de la recherche documentaire pour un thriller qui paraîtra sûrement début 2017 en auto-édition. Deux chapitres de ce thriller porteront sur la vie à Londres et à Berlin entre 1938 et 1948.

Pour ce genre de recherches, mon lieu de travail privilégié est la bibliothèque de la ville où j’habite. Non seulement pour la richesse de la documentation mais aussi pour l’ambiance. En effet, c’est un lieu calme et entouré de verdure dont on profite depuis l’intérieur par les grandes fenêtres vitrées comme vous pouvez voir sur la photo ci-dessous.  Sur ma table de travail, il y a un livre récemment découvert s’intitulant Auriez-vous crié Heil Hitler ?, un dictionnaire et deux autres monographies sur la seconde guerre mondiale.

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Je fais ce genre de recherches « à l’ancienne », c’est-à-dire dans de vrais livres avec un stylo, du papier et aucune technologie. Les sources documentaires multimédia en ligne demandent souvent une certaine connaissance des bases de données mais pour la recherche historique il y en a au moins une qui est fiable : la bibliothèque numérique Gallica de la BNF (www.gallica.bnf.fr ).

 

biblio3Je vous laisse découvrir par ces quelques photos le genre d’ambiance dans laquelle je travaille quand je ne suis pas chez moi (car chez moi c’est PC et tablette). Comme en témoigne le gobelet, les pauses café s’enchaînent.

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Ci-dessous, je feuillette un roman de Philip Kerr, grand spécialiste du thriller historique devant l’Éternel. Sa spécialité? La seconde guerre mondiale. Je n’ai lu que deux de ses romans : Hotel Adlon et Une douce flamme. Sa capacité à reconstituer l’époque est impressionnante. Dans la même trempe il y a le roman Deux dans Berlin du duo d’auteurs Birkefeld et Hachmeister.

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Je coince un peu sur ce chapitre qui concerne un fils qui rencontre son père pour la première fois à Londres peu de temps après la seconde guerre mondiale. Mais je ne me fais pas grand souci. J’entrevois vaguement quelques pistes. En attendant, je poursuis ma documentation. Sur ce, je vous demande de rester connectés. Je vous prépare une série d’articles sur le métier d’indé (comprenez auteur indépendant); cette nouvelle profession dans laquelle j’espère entrer à pas feutrés. Ce n’est pas gagné; le travail qui m’attend est colossal. Irais-je jusqu’au bout? Rien n’est moins sûr.

À tout bientôt.

Jechma

 

Pourquoi j’écris ?

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« Quelques-uns des meilleurs romans et récits sont aussi précis qu’un numéro de téléphone, mais peu de prosateurs parviennent à ce résultat tant il faut de raffinement dans la passion et la poésie. » confiait Carson McCullers en 1959 dans les lignes du magazine Esquire.

La femme de lettres américaine évoque certainement le genre d’auteur qui fait dire à un adolescent après qu’il ait terminé un livre marquant : « un jour, moi aussi je serai écrivain ».

J’ai vécu une telle expérience, j’avais dix-sept ans. Je venais de refermer Le premier cercle de Soljenitsyne. Plusieurs heures après, j’étais encore dans ce goulag, entouré de ces prisonniers au QI élevé et au sens de la survie unique, harcelé par les sbires de Staline et tous ces militaires zélés. Je venais de partager le vécu d’hommes d’une autre époque, à des milliers de kilomètres de la véranda étouffante où j’étais assis à même le sol. J’avais les mains moites d’émotion. Je me surpris à  penser au roman que je pourrais écrire pour faire vivre la même sensation à d’autres. Sans vraiment en prendre conscience, je venais de m’engager à assouvir un fantasme : devenir écrivain à mon tour.

Puis les années passèrent, puis le rêve s’éroda.

Je lisais toujours, j’écrivais parfois, mais sans prétention. Pendant deux années d’ailleurs, je n’ai exercé aucune des deux activités. Mais tout bascula le jour où je vis le film Légendes d’Automne, avec un Brad Pitt époustouflant dans le rôle de Tristan. J’ai filé m’acheter le recueil de novelas du même titre, de Jim Harrison. Un nouveau cycle de lecture et d’écriture allait commencer grâce à Big Jim, Légendes d’automne s’étant révélé un authentique chef-d’œuvre.

Je me remis à la lecture. J’avalai des bouquins par dizaines dans une boulimie survoltée. Plusieurs livres laissèrent en moi des traces de leur passage : Robin Hobb, Ampathé Bâ, Pierre Bordage, Dennis Lehane, Dany Laferrière, Aimé Césaire, James Ellroy et bien d’autres.

Je mis alors à écrire avec assiduité, y prenant goût, quelquefois au détriment de mon entourage (je remercie au passage ma douce moitié de croire en moi et d’être si patiente malgré les contraintes, ô combien lourdes, de sa profession).

Ce n’est qu’en 2014 que j’ai décidé de passer du fantasme à la réalité en envoyant mon premier roman à huit éditeurs. Un seul m’a répondu en me refilant quelques conseils. Je ne voulus pas insister. Une année plus tard, je me remettais à l’ouvrage avec les conseils d’un coach en écriture. Je dus revisiter l’ouvrage de fond en comble et l’alléger d’une bonne centaine de pages.

Étant trop occupé par mon vrai travail, celui qui me permet de payer mes factures, j’ai laissé reposer le manuscrit pendant quelques mois avant de le reprendre avec la ferme résolution, cette fois, de m’auto-éditer. Nous sommes en 2016 et j’en suis encore à peaufiner ce premier roman, un roman de genre comme ils disent, à la différence qu’il va réellement se présenter à vous cette fois, probablement début novembre 2016.

Avec les années, j’ai appris qu’écrire est une activité à la fois harassante et passionnante, ingrate et jouissive ; une course de fond sans promesse de voir la ligne d’arrivée ; qu’il faut vraiment aimer ça pour en faire une activité régulière mais, par-dessus tout, qu’un banal fantasme de jeunesse peut orienter toute une vie.

Jechma

Bienvenue dans mes univers

Après des années d’hésitation, quatre refus de maisons d’éditions, trois romans achevés et une dizaine d’ébauches, plusieurs nouvelles et des dizaines de poèmes, j’ai décidé de me lancer dans cette aventure qu’est l’auto-édition. Je saute dans le vide en laissant un peu le hasard  décider de mon point de chute.

Sur ce blog vous trouverez donc mes écrits et tout ce qui tourne autour des mes projets. Dans le même temps, je m’intéresse de manière générale à la littérature (avec un faible pour la poésie et le polar).

Vous trouverez aussi dans ce blog des articles sur des livres, des écrivains, des endroits où il est agréable de lire (ou d’écrire): café, jardins publics ou autre.

Je vous ferai partager mes univers.
Comment en suis-je venu écrire ? La réponse dans mon prochain article.

Bonne lecture.
Jechma