Où s’arrête le bien, où commence le mal?

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Chers abonnés,

« Le bien auquel on aspire est-il toujours noble quand on y accède par la voie du mal? » C’est la question qui est posée en filigrane dans le roman Les Maudits.

Cette question est d’une cuisante actualité quand on regarde toutes les choses qui se passent autour de nous au nom de valeurs jugées supérieures comme la liberté, la foi, l’égalité, etc.

Il y a moins d’une semaine, je discutais dans le train avec un monsieur qui s’était mis en tête de me convaincre de tout le mal qu’il y avait dans l’homosexualité. Il m’expliquait calmement que si son pays combattait ce « mal » (je ne vais pas citer le pays), c’était pour le bien de la postérité. Pour une jeunesse moralement plus saine.

Bref, à mes yeux, il était clairement du côté du mal mais pensait faire le bien. C’est un peu manichéen et caricatural, mais c’est ainsi que je l’ai ressenti. Combien de gens en persécutent d’autres, commettent des génocides, des attentats au nom de causes dont ils sont convaincus de la justesse et de la noblesse? Est-ce que les combattre en utilisant les même armes qu’eux, au nom du bien, fait forcément de nous des hommes de bien? Si ce n’est pas le cas, comment s’y prendre quand la violence est l’ultime langage compréhensible par cette catégorie de personnes?

C’est, au bout du compte, ces questions inconfortables que le roman Les Maudits nous pousse à nous poser.

Questions difficiles, vous en conviendrez.

Les Maudits paraît officiellement aujourd’hui (la période de prévente s’est achevée hier). Vous pouvez vous le procurer à 3,38 Euros Ici: Les Maudits

Bonne lecture à tous et n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez un début de réponse.

Jechma

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Merci à tous pour vos votes !

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Quelques roses pour vous dire un grand merci à tous pour vos votes!

Il y a une onze jours, je vous demandais de m’aider à choisir la couverture de mon prochain roman en vous proposant de voter pour celle que vous préférez.   Je laisse encore passer quelques jours, jusqu’à dimanche, pour voir s’il y aura de nouveaux votes. Je vous remercie d’ores et déjà pour avoir pris le temps de dire votre avis.

Le nouvel extrait ainsi que la présentation officielle de la couverture du roman Les Maudits vous seront présentés dimanche 9 octobre en début de matinée.

Bonne journée à tous.

Jechma

Ce qui vous attend quand vous vous auto-éditez

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Avant de me mettre en tête l’idée de me lancer dans l’édition de mon roman par mes propres moyens, j’ai eu le réflexe d’aller voir ce qu’on en dit dans les médias, les sites web spécialisés ou généralistes, les forums, etc.

Je vous livre ici, très succinctement, les résultats de mes recherches d’une part et les conclusions que j’en ai tiré, de l’autre.

Mes pérégrinations m’ont conduit sur un grand nombre de forums dont la plupart datent de plus de 5 ans. Je vous propose celui-ci que je trouve assez correct.

À la question de base qui concerne l’efficacité d’internet dans la promotion du livre auto-édité, plusieurs participants ont donné des réponses allant bien au-delà de l’aspect marketing pour questionner l’efficacité de ce mode d’édition : http://www.forum-mda.com/t5163-Auto-dition-oui-mais-condition-de.htm

Après cela, je suis tombé sur la vidéo d’une émission d’Arte qui fait un tour d’horizon complet sur un monstre de l’auto-édition numérique : Amazon. Avec sa plateforme d’auto-édition Amazon Kindle Publishing, ce géant s’est positionné comme numéro un mondial de l’auto-édition numérique. À travers le cas d’Amazon, nous pouvons voir les revers de la médaille, le côté lucratif pour Amazon, quelquefois pour l’auteur, les possibilités et les limites de l’auto-édition numérique. J’ai trouvé le film particulièrement bien documenté et très intéressant. En voici le lien dont le titre, Écrivez, on s’occupe du reste, résume parfaitement le contenu : https://www.youtube.com/watch?v=V3FOdAORh5A

Pour finir, il y a une pléthore de sites web, de blogs, de revues en ligne et de magazines plus ou moins connus qui traitent de la question de l’auto-édition. Il y en a un qui a lancé une belle initiative cet été : interviewer les auteurs indépendants pour leur faire partager leur expérience. Il s’agit du magazine en ligne IDBOOX qui a lancé la série L’été des indés dont le dernier article est paru il y a quelques jours (le 25 août 2016). Suivez le lien : http://www.idboox.com/tag/lete-des-indes/

Après avoir parcouru tout cela, quelles sont mes conclusions ?

Je crains de ne pas créer la surprise si je dis que le principal enseignement que j’en tire est le suivant : l’auteur qui s’auto-édite est un véritable auto-entrepreneur. Il assure non-seulement le côté créatif de son œuvre mais aussi et surtout : la présentation, la promotion, la communication, le suivi technique, la vente, la gestion financière, et j’en passe. Inutile de dire que s’auto-éditer est un réel défi dont on se passerait bien si on était accepté par une maison d’édition conventionnelle mais…

Mais les maisons d’édition dites conventionnelles pratiquent une sélectivité telle qu’un grand nombre d’auteurs talentueux passent entre les mailles du filet. Tout simplement parce que, même s’ils le voulaient, les éditeurs ne peuvent pas proposer tous les auteurs talentueux non-seulement à cause des lignes éditoriales souvent figées mais aussi pour des raisons liées au chiffre d’affaire car l’éditeur est là pour vendre. Il préfère éditer un auteur moyen qui sera acheté par le plus grand nombre qu’un génie qui ne le sera que par un nombre restreint de connaisseurs, ce qui est logique.

D’autre part, l’auteur ne touche qu’environ 10% de ce que rapporte le livre ce qui est beaucoup plus modeste que ce qu’il toucherait en s’auto-éditant. Pourquoi ? parce que l’éditeur assure lui-même toutes les dépenses liées aux étapes citées plus haut, qu’il a des obligations, des salaires à verser, etc.

Pour un livre vendu 15 Euros en librairie, l’auteur gagne environ 1,5 Euros chez un éditeur conventionnel tandis que pour le même livre vendu 3 Euros en auto-édition numérique, il gagne en moyenne 2 Euros en moyenne et 5 fois plus si son livre est vendu en version papier. Pour finir, les droits d’auteur du livre auto-édité appartiennent intégralement à son auteur ce qui n’est généralement pas le cas dans l’édition conventionnelle.

Dans le monde francophone, on est encore sceptique par rapport à la qualité des romans auto-édités. En effet, étant donné qu’il n’y a pas un service de correction et de relecture chez l’auto-édité qui doit tout faire par ses propres moyens, il est courant que certaines fautes et coquilles ou soucis de cohérence figurent dans le livre. Ce qui est très gênant, il faut le reconnaître. Toutefois, il ne faut pas que cela occulte le fait que l’auto-édition réserve souvent d’excellentes surprises. Il n’est pas rare que les écrivains refusés par les maisons d’édition se retrouvent dans la situation ironique où ceux-là mêmes qui ont rejeté leur roman viennent les solliciter pour les éditer après leur succès en auto-édition.

Mon avis par rapport à tout cela ?

Oui s’auto-éditer est un pari risqué. C’est beaucoup de travail et de sacrifices mais on n’a qu’une vie, si on n’en profite pas pour prendre des risques et essayer des choses, quand le fera-t-on ? Lancez-vous si vous avez confiance en votre livre ; vous n’avez rien à perdre. Ne pensez à rien d’autre qu’à votre lecteur qui mérite d’avoir entre les mains un bon livre. Mettez-vous à sa place, cela va vous motiver à donner le meilleur de vous-mêmes. Et même si votre livre ne cartonne pas vous aurez quand même gagné, d’une certaine façon. Au pire, vous aurez acquis une expérience enrichissante sur bien des aspects. Expérience qui, je pense, vous servira dans votre vie future.

Merci de m’avoir lu. J’espère que ce petit article vous aura servi.

 

 

Bienvenue dans mes univers

Après des années d’hésitation, quatre refus de maisons d’éditions, trois romans achevés et une dizaine d’ébauches, plusieurs nouvelles et des dizaines de poèmes, j’ai décidé de me lancer dans cette aventure qu’est l’auto-édition. Je saute dans le vide en laissant un peu le hasard  décider de mon point de chute.

Sur ce blog vous trouverez donc mes écrits et tout ce qui tourne autour des mes projets. Dans le même temps, je m’intéresse de manière générale à la littérature (avec un faible pour la poésie et le polar).

Vous trouverez aussi dans ce blog des articles sur des livres, des écrivains, des endroits où il est agréable de lire (ou d’écrire): café, jardins publics ou autre.

Je vous ferai partager mes univers.
Comment en suis-je venu écrire ? La réponse dans mon prochain article.

Bonne lecture.
Jechma