Pour ou contre le Prologue ?

Chers abonnés et chers lecteurs,

Dans un billet publié il y a deux semaines, je vous demandais de m’aider à choisir une couverture pour le roman dont j’ai récemment terminé l’écriture.

Il s’intitule Les Maudits. Il s’agit d’un roman noir et fantastique qui retrace les aventures d’une jeune femme partie à la recherche de l’homme qu’elle aime, ce dernier ayant disparu dans des conditions mystérieuses.

Votre choix a été sans appel, vous avez voté à la quasi unanimité pour la couverture numéro 3. Je vous remercie pour ces votes qui m’ont permis de faire mon choix.

Je vous avais promis en échange un extrait du roman. En fait, je prévoyais de vous faire lire le Prologue et le premier chapitre. Il se trouve que deux de mes relecteurs m’ont mis le doute en jugeant que le prologue, d’une page, n’était pas nécessaire. Les trois autres l’ont trouvé utile. J’aimerais avoir votre avis dessus.

Je vous présente donc la couverture que vous avez choisie suivie du prologue, puis d’un lien pour le premier chapitre en extrait. Je vous demanderais juste une chose: me dire si après la lecture de l’extrait vous trouvez encore le prologue pertinent. Êtes-vous d’accord ou non avec l’idée de rajouter ce prologue?

Pour ou contre ce Prologue?

À tous, je dis un grand merci pour la couverture

et un grand merci d’avance pour votre opinion

sur la pertinence du Prologue!

Suivez le lien en dessous du prologue pour la suite.

VOTRE CHOIX DE COUVERTURE:

lesmaudits10

Prologue:

Genève, SUISSE

Le 11 septembre 2005

 

On est samedi, il ne fait pas beau. L’éternelle grisaille genevoise…

Depuis la terrasse de L’hôtel du Léman où je suis assise, j’ai sur le lac une vue attristée par la couleur du ciel. Des cygnes déambulent sur les eaux en lissant leurs somptueuses robes blanches.

Je repense à toutes ces choses qui se sont déroulées en si peu de temps. J’aurais tant donné pour tout oublier.

Chez le commun des mortels la mémoire fait le tri entre les bons souvenirs et les mauvais. Elle occulte délibérément les derniers pour ne garder, en surface, que les premiers. Ma mémoire est différente. Elle est semblable à une épée suspendue au dessus de ma tête, prête à déballer le pire à tout moment. Elle est l’exception qui confirme la règle.

J’ai beau tenter de les occulter, mes pires souvenirs surgissent sans crier gare dans le théâtre de ma mémoire. Ils demeurent sur la scène de ce maudit théâtre, s’y agrippent comme des sangsues.

Tout avait commencé le soir du 11 septembre 2003. Deux années jour pour jour après les célèbres attentats de New-York. Je me souviens.

Pour conjurer mon triste sort, je pianote des mots sur mon PC.

Pardonnez-moi le supplice de certains passages indigestes, mon écriture est flageolante comme les jambes d’un bébé qui apprend à marcher. Et les faits que je relate, par moments, me donnent la nausée.

Les choses que nous voyons correspondent rarement à l’idée que nous nous en faisons. Nos interprétations sont hâtives et nos certitudes lacunaires. Pour cela, je remercie Joseph d’avoir disparu. Oui, je reconnais qu’en un sens ce drame m’a ouvert les yeux même si le prix à payer fut trop élevé.

En ce 11 septembre 2005, pour exorciser cette litanie de souffrances que j’exhale à chacun de mes souffles, j’ai décidé de prendre ma plume et de tout vous raconter.

Hillary Thomas

La suite :

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Mon travail à la bibliothèque

Je suis actuellement en train de faire de la recherche documentaire pour un thriller qui paraîtra sûrement début 2017 en auto-édition. Deux chapitres de ce thriller porteront sur la vie à Londres et à Berlin entre 1938 et 1948.

Pour ce genre de recherches, mon lieu de travail privilégié est la bibliothèque de la ville où j’habite. Non seulement pour la richesse de la documentation mais aussi pour l’ambiance. En effet, c’est un lieu calme et entouré de verdure dont on profite depuis l’intérieur par les grandes fenêtres vitrées comme vous pouvez voir sur la photo ci-dessous.  Sur ma table de travail, il y a un livre récemment découvert s’intitulant Auriez-vous crié Heil Hitler ?, un dictionnaire et deux autres monographies sur la seconde guerre mondiale.

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Je fais ce genre de recherches « à l’ancienne », c’est-à-dire dans de vrais livres avec un stylo, du papier et aucune technologie. Les sources documentaires multimédia en ligne demandent souvent une certaine connaissance des bases de données mais pour la recherche historique il y en a au moins une qui est fiable : la bibliothèque numérique Gallica de la BNF (www.gallica.bnf.fr ).

 

biblio3Je vous laisse découvrir par ces quelques photos le genre d’ambiance dans laquelle je travaille quand je ne suis pas chez moi (car chez moi c’est PC et tablette). Comme en témoigne le gobelet, les pauses café s’enchaînent.

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Ci-dessous, je feuillette un roman de Philip Kerr, grand spécialiste du thriller historique devant l’Éternel. Sa spécialité? La seconde guerre mondiale. Je n’ai lu que deux de ses romans : Hotel Adlon et Une douce flamme. Sa capacité à reconstituer l’époque est impressionnante. Dans la même trempe il y a le roman Deux dans Berlin du duo d’auteurs Birkefeld et Hachmeister.

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Je coince un peu sur ce chapitre qui concerne un fils qui rencontre son père pour la première fois à Londres peu de temps après la seconde guerre mondiale. Mais je ne me fais pas grand souci. J’entrevois vaguement quelques pistes. En attendant, je poursuis ma documentation. Sur ce, je vous demande de rester connectés. Je vous prépare une série d’articles sur le métier d’indé (comprenez auteur indépendant); cette nouvelle profession dans laquelle j’espère entrer à pas feutrés. Ce n’est pas gagné; le travail qui m’attend est colossal. Irais-je jusqu’au bout? Rien n’est moins sûr.

À tout bientôt.

Jechma